![]() |
| Tel maître, tel chien |
Quelqu'un me rappelait récemment ce verset biblique : « Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort » (Ecclésiaste 9,4). En méditant ce verset, j'en suis venu à me demander comment nous pouvions devenir un chien ou un lion.
Parfois, la théologie contemporaine nous exhorte à être Christ face à nos semblables, plutôt qu'à suivre Christ. C'est-à-dire que nous sommes exhortés à vivre selon des principes ou des valeurs que Jésus-Christ aurait incarnés (par exemple un vie d'amour inconditionnel, …). Or non seulement, on sélectionne souvent un peu ce qui nous arrangent dans les paroles et la vie de Jésus, mais en outre c'est souvent pour en tirer des notions assez vagues où tout le monde projette ce qu'il veut dessus.
Bref, nous sommes appelés à devenir nous-mêmes le Christ, « le lion de la tribu de Juda» (Ap 5,5).
Dit autrement, on en vient à nier la messianité de Jésus ; c'est-à-dire qu'on en vient à nier que Jésus est Sauveur. Jésus n'a rien d'extraordinaire, tout au plus un sage, qui nous montre la bonne direction. On évacue alors un point fondamental : Jésus est celui qui baptise d'Esprit Saint (Mt 3,11), Celui qui, par sa mort et sa résurrection a inauguré le Royaume de Dieu sur terre. Il est le Fils que Dieu a envoyé pour que celui qui croit en lui passe de la mort à la vie (Jean 3,16 et 5,24). Le mot « croire » ici étant à prendre au sens fort : celui d'être greffé sur Jésus tel un sarment sur le cep (Jn 15, 1-8), d'être dans une relation intime et vivante avec lui comme un berger et ses brebis (Jn 10, 11-18). C'est en apprenant à suivre Jésus avec confiance, à nous « coller » à Lui (dixit le Commissaire Cachelin), à le suivre à la trace qu'il nous remplit de Sa vie et nous transforme.
Pour utiliser une image plus contemporaine, et au risque de choquer les lecteurs, nous sommes appelés à être les chiens de Jésus (mais rappelons-nous qu'être un mouton n'est guère plus glorieux). On a remarqué, qu'à force d'être domestiqué, à force de vivre avec l'homme, les chiens avaient tendance à s'approprier le caractère de leur maître et à leur ressembler bien malgré eux. Il sera fidèle à son maître, et le suivra, le "collera" si bien que son maître déteindra sur lui. Quand le maître est content, son chien est content. Quand le maître est triste, son chien devient triste. Il vit en complète dépendance avec son maître, si bien qu'il est heureux partout tant qu'il suit son maître, quand bien même ce dernier dormirait sous les ponts. Et quand le maître vient à mourir, souvent son chien se laisse mourir. Il se couche avec lui et se relève avec lui.
Or, c'est un peu ce qui nous arrive quand on se "colle" à Jésus (à son enseignement, sa vie, sa mort et sa résurrection) : on développe son caractère. Non pas par nos propres efforts, surtout pas ! Non, c'est en apprenant humblement à le suivre à la trace et que nous recevons (bien malgré nous) sa vie en plénitude et nous sommes transformés à son image si bien que ce n'est plus moi qui vit, mais Christ qui vit en moi (Ga 2,20).
Bref, en apprenant à être le chien de Jésus, nous devenons un chien rempli de Sa vie, un chien véritablement vivant. Car, à force de vouloir être nous-même le lion de Juda, nous ne sommes plus rempli de Sa vie, nous ne devenons qu'une pâle contrefaçon du Christ rempli de notre mort.
Alors oui, un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort et il faut mieux veut être un chien vivant de Jésus que prétendre être nous-mêmes le lion de Juda, mais mort. Et servir le Christ n'est pas tant vouloir vivre des valeurs qu'il aurait incarné, qu'apprendre à être son chien pour que l'Esprit Saint nous transforme à son image. Un peu comme le chant de Gowans et Larsson :
Parfois, la théologie contemporaine nous exhorte à être Christ face à nos semblables, plutôt qu'à suivre Christ. C'est-à-dire que nous sommes exhortés à vivre selon des principes ou des valeurs que Jésus-Christ aurait incarnés (par exemple un vie d'amour inconditionnel, …). Or non seulement, on sélectionne souvent un peu ce qui nous arrangent dans les paroles et la vie de Jésus, mais en outre c'est souvent pour en tirer des notions assez vagues où tout le monde projette ce qu'il veut dessus.
Bref, nous sommes appelés à devenir nous-mêmes le Christ, « le lion de la tribu de Juda» (Ap 5,5).
Dit autrement, on en vient à nier la messianité de Jésus ; c'est-à-dire qu'on en vient à nier que Jésus est Sauveur. Jésus n'a rien d'extraordinaire, tout au plus un sage, qui nous montre la bonne direction. On évacue alors un point fondamental : Jésus est celui qui baptise d'Esprit Saint (Mt 3,11), Celui qui, par sa mort et sa résurrection a inauguré le Royaume de Dieu sur terre. Il est le Fils que Dieu a envoyé pour que celui qui croit en lui passe de la mort à la vie (Jean 3,16 et 5,24). Le mot « croire » ici étant à prendre au sens fort : celui d'être greffé sur Jésus tel un sarment sur le cep (Jn 15, 1-8), d'être dans une relation intime et vivante avec lui comme un berger et ses brebis (Jn 10, 11-18). C'est en apprenant à suivre Jésus avec confiance, à nous « coller » à Lui (dixit le Commissaire Cachelin), à le suivre à la trace qu'il nous remplit de Sa vie et nous transforme.
Pour utiliser une image plus contemporaine, et au risque de choquer les lecteurs, nous sommes appelés à être les chiens de Jésus (mais rappelons-nous qu'être un mouton n'est guère plus glorieux). On a remarqué, qu'à force d'être domestiqué, à force de vivre avec l'homme, les chiens avaient tendance à s'approprier le caractère de leur maître et à leur ressembler bien malgré eux. Il sera fidèle à son maître, et le suivra, le "collera" si bien que son maître déteindra sur lui. Quand le maître est content, son chien est content. Quand le maître est triste, son chien devient triste. Il vit en complète dépendance avec son maître, si bien qu'il est heureux partout tant qu'il suit son maître, quand bien même ce dernier dormirait sous les ponts. Et quand le maître vient à mourir, souvent son chien se laisse mourir. Il se couche avec lui et se relève avec lui.
Or, c'est un peu ce qui nous arrive quand on se "colle" à Jésus (à son enseignement, sa vie, sa mort et sa résurrection) : on développe son caractère. Non pas par nos propres efforts, surtout pas ! Non, c'est en apprenant humblement à le suivre à la trace et que nous recevons (bien malgré nous) sa vie en plénitude et nous sommes transformés à son image si bien que ce n'est plus moi qui vit, mais Christ qui vit en moi (Ga 2,20).
Bref, en apprenant à être le chien de Jésus, nous devenons un chien rempli de Sa vie, un chien véritablement vivant. Car, à force de vouloir être nous-même le lion de Juda, nous ne sommes plus rempli de Sa vie, nous ne devenons qu'une pâle contrefaçon du Christ rempli de notre mort.
Alors oui, un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort et il faut mieux veut être un chien vivant de Jésus que prétendre être nous-mêmes le lion de Juda, mais mort. Et servir le Christ n'est pas tant vouloir vivre des valeurs qu'il aurait incarné, qu'apprendre à être son chien pour que l'Esprit Saint nous transforme à son image. Un peu comme le chant de Gowans et Larsson :
Te ressembler Jésus, c'est mon espoir suprême
Penser, agir, aimer, toujours plus comme toi
Te ressembler Jésus, c'est mon espoir suprême
Par ton Esprit, rends-moi semblable à toi
La série « Sauver ou Servir » s'arrête ici, et nous commencerons une nouvelle série sur la place du social dans l'Armée. Mais vous êtes invités à réagir...


