lundi 23 février 2015

L'Uniforme (3)

Je préviens mon lecteur que cet article sera moins diplomatique que les deux précédents : âmes sensibles, s'abstenir ! Ce que je dénonce dans cet article, c'est une caricature de l'Armée du Salut. Comme toute caricature, elle n'est pas la réalité, mais elle dénonce certaines tendances.

Dans les deux premiers volets, nous avons parlé du message que porte l'uniforme, ainsi que le ton sur lequel il le porte. Nous allons voir maintenant la circonstance de l'uniforme : Où porte-t-on l'uniforme ?

Cela me rappelle un dimanche matin où j'ai vu arriver un soldat en civil portant sur l'épaule une house de costume. Ce soldat se dirige vers les toilettes du poste où il se change et se met en plein uniforme impeccable. Cette anecdote est symptomatique d'un fait : l'uniforme se porte beaucoup plus en interne (salle de culte, bureaux, événements spéciaux, réunions, …) qu'en externe.

William Booth aurait d'ailleurs sûrement dit que le dernier endroit où l'on doit porter l'uniforme est dans le poste, mais qu'il doit surtout être montré à l'extérieur (même si dans les réunions de salut, il était important pour les gens de l'extérieur de reconnaître ceux qui avaient été vus dans la rue auparavant). Quoi qu'il en soit, l'uniforme était fait pour être repéré par les gens de l'extérieur.

Or, les débats actuels autour de l'uniforme occultent un problème majeur : nous avons de moins en moins d'occasions de le porter. Dit autrement, c'est un peu stérile de prêcher l'uniforme à corps et à cri, si c'est pour le mettre simplement le dimanche matin (et encore, dans la salle de culte).

Je suis souvent frappé quand je parle avec des personnes d'autres églises de noter une évolution : Alors que les « vieux » protestants connaissent bien l'Armée du Salut, les protestants en dessous de 60/70 ans la connaissent très peu ; et les personnes en dessous de 30 ans plus du tout. Et combien d'entre nous avons entendu aux marmites : Tiens, ça existe encore l'Armée du Salut ?

Mais, comment pourraient-ils encore nous connaître (autrement que comme une sympathique ONG)? Nous ne sommes plus sur notre terrain : la rue ! Car le terrain du soldat n'est pas les locaux du poste pour s'y divertir, mais la rue pour s'y montrer et y témoigner. En outre, l'uniforme rappelait à celui qui le portait sur le champ de bataille qu'il était en mission, qu'il était porteur d'un message, qu'il ne s'appartenait plus, ni à lui, ni au monde (même s'il vivait et luttait dans le monde, pour le salut du monde).

William Booth avait pour habitude de dire que l'Armée était née dans le plein air et Railton de proclamer : « Notre cathédrale, c'est le plein-air ». Or, nous avons déserté le berceau de l'Armée du Salut : le champ de bataille.

Car tout dans l'Armée doit être centrée sur la mission (le soldat, le poste, l'officier, ...). C'est une "communauté en mission" (titre d'un livre du Commissaire Needham). Toute activité de l'Armée doit être tendue vers l'extérieur, vers la 100e brebis perdue sans berger. Ce qui devrait être le ciment de la communauté salutiste, c'est ce combat vers l'extérieur (et non une pseudo camaraderie autour d'activités et de café, camaraderie qui disparaît bien vite quand survient l'adversaire et le combat spirituel). Le champ de bataille est (ou devrait être) le fondement et le centre de la vie du soldat et du poste.

Or, le poste est devenu un club d'activités, le soldat un consommateur (avec un uniforme) et l'officier un animateur socio-culturel. Et plus on s'enfonce dans ce modèle, plus on perd la notion de champ de bataille, plus on déforme les soldats (y compris les officiers). Et « nos gens » trouvent de plus en plus normal - et parfois exigent - que tout le poste tourne autour d'eux et de leur divertissement (social ou spirituel).

En outre, en dehors de nos postes, l'uniforme est moins visible :
- on se déplace plus souvent en voiture qu'en transports en commun
- on est de moins en moins en uniforme dans les transports en commun ou dans la rue.
- les activités où l'uniforme était « utile » (méthodes d'évangélisation) ont été supprimées sans être remplacées par d'autres.

Paradoxalement, là où l'on porte le plus l'uniforme en dehors de nos postes, c'est dans les événements œcuméniques…. Cela en dit long sur le rôle de l'uniforme aujourd'hui. Si le but, c'est simplement de dire qu'on fait partie de l'Armée du salut, alors supprimons l'uniforme de bureau, cher et pas très pratique, il n'a aucune utilité ! Un simple polo suffit. Et puis, si je poussais le bouchon un peu plus loin, je dirais même que quand nous sommes dans nos locaux, bureaux, voitures, ... porter un uniforme ou un polo pour dire que nous faisons partie de l'Armée n'a pas vraiment d'utilité puisqu'on est dans nos murs et que les gens comprennent bien que nous faisons partie de l'Armée du Salut.

Alors avant de nous interroger sur la coupe et la couleur de l'uniforme de demain, posons-nous cette question : où et quand allons-nous le porter ?

La suite au prochain épisode…. Mais n'hésitez pas à réagir.

mercredi 18 février 2015

Joyeux Carême !

En ce début de Carême 2015, je vous souhaite un très bon temps spirituel ! Que ce temps soit mis à part pour nous conduire à la croix ; à la mort et la résurrection de notre Maître et nous transforme quotidiennement pour nous préoccuper en premier lieu du Règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux (Mt 6,33).

Le centre de développement de la vie spirituelle de l'Armée du Salut, a édité (en anglais) des méditations quotidiennes sur le thème du chant "Salut Infini" de William Booth.
Des vidéos quotidiennes (aussi en anglais) seront disponibles sur leur page Facebook

Je vous laisse le chapitre de la Règle de Saint Benoît sur le Carême que je trouve intéressant.

Règle de St Benoît, chapitre 49 - de l'observance du Carême
Il est clair qu'un moine doit en tout temps, garder l’observance du carême.
Peu en sont capables. Aussi nous suggérons qu’au moins en ces jours du carême, ils gardent leur vie toute pure,
et, du même coup, effacent pendant ces saints jours toutes les négligences des autres temps.
Cela se fera convenablement si nous nous abstenons de tous les vices et nous adonnons à la prière avec larmes, à la lecture, à la repentance du cœur et à l’abstinence.
Pendant ces jours-là, ajoutons donc quelque chose à la tâche habituelle de notre service : prières particulières, abstinence de nourriture et de boisson.
Que chacun, par delà la mesure qui lui est assignée et de sa propre volonté, offre quelque chose à Dieu dans la joie du Saint-Esprit.
Qu’il prive son corps de nourriture, de boisson, de sommeil, de bavardage, de plaisanterie, et qu’il attende la sainte Pâques dans la joie du désir spirituel.

Joyeux Carême à tous !

lundi 16 février 2015

L'Uniforme (2)

G.S. Railton "envahit" les États-Unis avec 7 officières en 1880.
Nous avons vu lors de notre premier volet que le débat sur l'uniforme de l'Armée du Salut révèle une problématique plus profonde sur son identité, sa mission et son message.

Le second point que j'aimerais aborder est le « ton » sur lequel on proclame le message. Or, l'uniforme était fait, à l'origine, pour ne pas passer inaperçu. Tant que l'idée d'une guerre était présente, le but était de frapper les consciences, les salutistes étaient sur le champ de bataille et il fallait que ça se voit, que ça choque, que ça frappe. L'uniforme était un slogan de bataille (d'ailleurs les premiers salutistes faisaient souvent des habits sur lesquels ils brodaient des slogans chocs comme « Satan est un menteur », « jamais céder », « mort au péché », ...). On voulait impressionner, ne pas passer inaperçus, qu'on nous remarque, qu'on nous repère aussi ! Le ridicule ne tuait pas, il était devenu une arme !

Or, aujourd'hui, l'uniforme est réduit à une appartenance, un habit de bureau (d'ailleurs la coupe de l'uniforme moderne relève plus d'un costume de bureau que d'un uniforme de terrain) et de gala (entre nous et dans les grandes occasions - culte, congrès, enterrement, …), voire pire, un habit "liturgique" pour le culte du dimanche matin. Bref il est devenu un habit purement formel sans message particulier. Et si c'est simplement un habit formel, alors le "ton" de l'uniforme (qui annonce et impose tout de suite la "couleur") devient dérangeant, souvent plus pour celui qui le porte que celui qui le voit. Dit autrement, sans but de frapper les esprits, l'uniforme devient très "lourd" à porter, incompris, pas vraiment confortable et relativement cher. La tradition arrive encore à le maintenir, mais elle ne suffit pas à tout expliquer et justifier éternellement (surtout pour les jeunes générations post-68).

Alors on me dira : oui, mais l'aspect militaire n'est plus à la mode aujourd'hui, c'est un contre-témoignage. Mais j'ai du mal à y croire :
1) la Fondation de l'Armée du Salut reprend de plus en plus le thème du combat ("certains combats méritent une armée", "il n'y a pas qu'en temps de guerre qu'on a besoin d'une armée"...). L'aspect militaire de l'Armée ne dérange pas car la Fondation est au clair sur sa mission et son message.
2) En suisse, l'Armée du Salut avait remplacé les deux S par des écussons rouges, dit « red shield » (je ne sais si c'est toujours en vigueur). On voit bien que c'est pas tant l'uniforme en tant que tel qui pose le plus gros problème.

Je ne dis pas qu'il ne faut rien changer, mais je suis intrigué par ce que l'on touche en premier lieu dans l'uniforme. Les S étaient le cœur de l'uniforme : « Sauvés pour Sauver » (qui est devenu « Sauvés pour Servir » – nous ouvrirons ce dossier un autre jour), c'est (ou c'était) notre mission, c'est ce qu'on voulait dire et clamer à la face du monde. En remplaçant les S par un red shield, on remplace le symbole porteur d'un slogan et d'une mission en un symbole d'appartenance à un club, à une image d'ONG qui a bonne presse dans la société.

Alors, on me répondra sûrement que les S sont illisibles pour les gens de l'extérieur, alors qu'avec un écusson, les personnes extérieures comprennent qu'on fait partie de l'Armée du Salut. OK, mais c'est là qu'on fait une erreur à mon humble avis : le but de l'uniforme n'était pas là pour parler de l'Armée, mais pour parler du Salut en Jésus-Christ et de la vocation de l'Armée du Salut. Et le pire, c'est qu'à force de réduire l'uniforme à une appartenance, on n'ose plus témoigner haut et fort du Christ de peur de ternir l'image que porte l'uniforme.

Dit autrement : porter un polo avec marqué "sauvés pour sauver" par exemple est beaucoup plus "salutiste" qu'un uniforme sur lequel on a remplacé les S par un écusson de l'Armée. Bref, l'uniforme a perdu son sens militant.

Peut-être que c'est le fait de proclamer haut et fort que nous sommes Soldats du Christ qui nous dérange, plus que l'aspect militaire qui n'est pas si négatif dans la société. Nous voulons bien être témoins, mais des témoins plus "passe-partout" (de l'amour de manière générale et moins de la croix), on ne veut plus choquer, ni même être repérés parce qu'on pense qu'être repérés comme témoins du salut en Jésus-Christ dans l'espace public est déjà choquant à la base. C'est peut-être la mauvaise compréhension de la laïcité par la société française (comme réduction de la religion à une "opinion" philosophique) qui déteint sur nous. Jésus nous appelle à être "sel" et "lumière", le sel frappe les papilles gustative et ne se confond pas avec le plat ; de même, les rayons lumineux frappent les yeux pour ne pas se confondre avec les ténèbres.

Alors avant de nous cristalliser sur l'uniforme, posons-nous la question suivante : voulons-nous être repérés comme des militants, des Soldats du Christ (et non simplement comme sympathisants d'une ONG), frapper les regards et les consciences ? (et en payer le prix)

La suite au prochain épisode…. Mais n'hésitez pas à réagir.

lundi 9 février 2015

L'Uniforme (1)

Voici un sujet sensible dans l'Armée du Salut : celui de l'uniforme et de son évolution (ou sa stagnation).

Je n'ai aucunement la prétention de réinventer la poudre, ni d'apporter une solution clef-en-main à cet épineux problème. Des centaines (peut-être même des milliers) d'articles en tout genre ont été écrits à ce sujet, avec différentes approches de la question (adaptation culturelle, générationnelle, climatique, …).

Mais ce qui me frappe c'est que souvent le débat se joue entre deux positions, que je résumerai (en caricaturant) ainsi : 
  • « l'uniforme, c'est le passé : merci de passer à autre chose » 
  •  « l'uniforme, c'est la tradition : merci de la respecter »
Bref, c'est la question de la "modernité" de l'uniforme est souvent posée. Mais la modernité est un faux problème qui cache une problématique plus profonde en réalité. La question de l'uniforme n'est que la partie émergée d'un iceberg : un problème identitaire de l'Armée sur sa mission et son message.

On dit souvent que l'uniforme est un outil de témoignage. OK...mais qu'est-ce qu'on veut dire à travers lui ? « témoignage » de quoi exactement? Et sur ce point, les choses ne sont pas claires.

Si on fait un petit détour dans l'histoire, l'uniforme est né au sein d'une idéologie forte portée par l'Armée : celle de la « guerre du Salut ». Contrairement à ce qu'on croit habituellement, c'est surtout George S. Railton (premier bras droit de William Booth) et Catherine Booth qui ont été porteurs de cette "militarisation" de l'Armée : Il y a une guerre qui se joue et les salutistes sont des guerriers, des radicaux, des militants, des révolutionnaires, ...
Elie Cadman (autre pionnier de l'Armée) n'a fait qu'apporter la carrosserie (l'uniforme et l'imagerie militaire) à ce moteur idéologique. Pour Cadman,
ancien boxeur de combats clandestins, l'uniforme témoignait du fait qu'il "combattait" pour Jésus (et plus pour lui-même). L'uniforme était non seulement un témoignage de ce combat pour l'extérieur, mais il rappelait à celui qui le portait : 
  • la guerre qui était en train de se jouer 
  • son engagement et sa consécration au sein de cette guerre
Or il y a eu un glissement très net sur ce point : l'uniforme est devenu non plus le symbole de l'appartenance à une guerre, un combat et une armée dans ce combat ; mais il est peu à peu devenu le symbole de l'appartenance à l'Armée du Salut. En caricaturant, à travers l'uniforme on ne veut plus exprimer l'idée qu'on « combat » pour Jésus, mais qu'on appartient au club « Armée du Salut » (ou pour représenter l'Armée). Dit autrement, l'uniforme était un témoignage pour Christ et il est beaucoup plus devenu aujourd'hui un témoignage pour l'Armée du Salut. La différence est de taille !
 
Bref, ce n'est pas simplement une modernisation de l'uniforme à laquelle nous assistons, mais une démilitarisation. L'uniforme est peu à peu devenu une coquille vide que la tradition a réussi à maintenir plus ou moins jusqu'à présent. L'uniforme d'autrefois portait un message, aujourd'hui, c'est la tradition qui porte un uniforme (sans généraliser non plus, certains salutistes sont très au clair sur le message de leur uniforme).

Même la façon dont on traite le problème de l'uniforme est symptomatique d'un problème identitaire plus profond : si nous étions plus au clair sur ce qu'on veut transmettre comme message à travers l'uniforme, son évolution soulèverait moins de crispations. Or un symbole vide de sens est très difficile à faire évoluer : les « tradi » se crispent sur son maintien tel quel, les « progressistes » sur sa disparition pure et simple - sans fleur, ni couronne, un simple polo étiqueté « Armée du Salut » suffit largement à montrer qu'on en fait partie.

Alors, avant de prendre position sur l'uniforme tel qu'il est aujourd'hui, posons-nous la question suivante : qu'essayons-nous de dire à travers lui ? Et que personne ne se limite à des réponses vagues du type : outil de témoignage. Témoignage de quoi exactement ?

La suite au prochain épisode.... Mais n'hésitez pas à réagir sur ce premier volet.

lundi 2 février 2015

Et c'est parti...

Voilà je me lance. 

J'ai longtemps hésité... je ne savais pas trop par où commencer, par quel biais prendre les choses. Était-ce le bon moment ? Ou fallait-il encore mûrir le projet ? J'ai remué tout ça pendant des mois, changeant régulièrement d'avis sur à peu près tout.

Récemment, je repensais à William Booth. Le « Fondateur » comme on l'appelle dans l'Armée du Salut. Contrairement à ce que l'on croit parfois, l'idée de l'Armée du Salut ne lui est pas tombé dessus toute faite, une idée qu'il aurait simplement eu à mettre en place. Lorsqu'il a pris la tête de la Mission Chrétienne, il était loin d'imaginer la tournure que prendraient les événements.

Lorsque nous regardons les premières décennies de l'Armée du Salut, il est à remarquer que l'Armée du Salut a très peu a voir avec ce que William Booth avait en tête au tout début de la mission. Nous pouvons citer par exemple : 
  • l'utilisation des personnes fraîchement converties dans la mission
  • la rôle de la femme dans la mission
  • l’excentricité au service de la mission
C'est donc petit à petit que les pièces du puzzle se sont assemblées, au fur et à mesure des difficultés rencontrées, que sa vision a pris forme. 

Mais ce qui motivait et dirigeait William Booth, par contre, n'a jamais changé : c'est sa vocation que l'on retrouve dans une citation célèbre de William Booth, après sa première mission d'évangélisation le 2 juillet 1865 (il y a bientôt 150 ans) qui marque sa consécration aux milliers de pécheurs qui périssent dans l'Est de Londres et fait part de sa vocation à sa femme :
Oh ! Kate, j'ai trouvé ma mission ! Voilà les gens dont j'ai désiré le salut, toutes ces dernières années. Comme je passais, ce soir, dans les portes rutilantes de lumières des bars et des cabarets, prodigues d’éclairage, il me semblait entendre une voix murmurant à mon oreille : « Où pourrais-tu trouver de plus grands païens ? Où ton travail serait-il plus nécessaire que dans ce quartier ? ». Là, sur le moment, du fond de mon âme, je me suis consacré, et toi et les enfants, à cette œuvre immense. Ce peuple sera notre peuple et notre Dieu sera son Dieu.1
Fort de cette mission laquelle il s'était entièrement et pleinement consacré, lui et sa famille, il se laissa continuellement guider et interpeler sur son chemin avec Dieu.

Alors, sans prétendre être ce « prophète des temps modernes », je suis son exemple et me lance, faisant confiance à Dieu qu'Il guidera mes pas numériques à travers le temps.

A travers ce blog, j'aimerais mener une réflexion sur cette vocation spécifique de l'Armée du Salut, et de ceux qui la composent. Bref, une réflexion sur la foi et l'engagement salutiste qui est – ou devrait être – la base de l'Armée du Salut et de son action.

Dit autrement, le but de ce blog est de mener une réflexion sur cet esprit qui animait nos pionniers et dont nous sommes les héritiers. Mais que le lecteur se rassure : il ne s'agit pas là de nostalgie, mais de fidélité à notre vocation. Comme le disait le Général Wilfred Kitching :
Je ne conseille pas au salutiste de vivre dans le passé ; je prie plutôt que l'esprit du passé vive en lui. 2
Qui que vous soyez, salutistes ou non, soyez les bienvenus dans cette réflexion. Et n'hésitez pas à y prendre part (voir Nous soutenir) ou à prendre contact avec nous (voir Nous contacter).




1 Citation du premier volet des articles du Commissaire Robert Chevalley, Jusqu’aux extrémités du monde, Rétrospective des premières décennies de l'histoire de salutiste, p. 3.
2 Arthur Smith, Bright ring of words, London, Salvation Army publication, 1990, p. 122.